Le Monde du Journal Interdit

Le Petit Prince à dit...
 
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 TOME I

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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Mer 29 Aoû - 2:01

UN CHEMIN DIFFICILE.
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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Mer 29 Aoû - 2:02

CHAPITRE I.




Vivre à travers un regard candide, garder les rêves et les certitudes de Don Quichotte, voler vers l'astéroïde du Petit Prince sont les axes du chemin de Bruno depuis que Chloë lui a tendu les bras. Cette démarche est passionnante à assumer mais éreintante à faire admettre. Sur la terrasse de leur chambre, par une nuit étoilée rayée du passage d'avions lancés à la recherche de cet inaccessible étoile, il parcourt son rêve, le veut vie, le voit beau mais - comme un enfant dépité devant le jouet brisé - il est démuni de le sentir si compliqué à atteindre. Chloë, sa soeur et lui ont des difficultés pour harmoniser leurs pas dans cette marche vers l'inconnu.
" Ma chérie, je te vois Princesse flottant dans un univers de Passion ; tu m'imagines notable de village plongé dans un monde conditionné ". Ces quelques phrases, exprimées à haute voix par un inconscient plongé dans son intime, surprennent Bruno. " Prenez garde, poursuit cette voix, la marge d'action entre le magique et le tragique est aussi étroite que celle qui sépare une société d'espoir d'une société de désespoir. Votre Amour peut vous ouvrir à la Belle Vie mais un semblant de bien être peut, aussi, vous laisser suspendus à des acquis bien labiles. "

Chloë est apparue, munie d'une Table de loi qui a changé l'essence même du jeu, de son jeu de la vie. Bruno n'a pas mesuré immediatement l'orientation et l'incidence de ces nouvelles régles. Il le discerne mieux mais leur finalité et, par conséquent le sens de son existence, lui restent incertains. Les nouvelles caracteristiques de son univers, aprés le big bang de l'âme vécu, dessinent un art de vivre libre, trés loin, trés haut, sans clôture, sans interdit, sans piége, sans conditionnement mais symbolisent aussi un trou noir, inconnu, immense, angoissant.
Le sens de son chemin est complexe, déroutant comme toutes les nouveautés mais puissant comme toutes les vérités. Il repose sur des régles simples, aimer, respecter, tolérer, imaginer, disposer d'une volonté. Mais, ce qui lui semble un bon sens, ne s'impose pas facilement sur des êtres empétrés dans les certitudes d'un monde conditionné, d'un monde qui court. Toutes " les grandes personnes " qui président à la destinée de cette course, toutes " les personnes sérieuses ", affirment que la condition humaine impose d'errer dans la solitude d'un troupeau et de se confronter à une morale du résultat qui n'autorise qu'une lutte des uns contre les autres. Cela est " comme ça " et ce " comme ça " est une vérité intangible. Pourtant les lapins, les écureuils, les animaux dans leur ensemble, ne suivent pas cette régle imposée comme universelle dans l'espéce humaine. Ils prennent le temps de s'arrêter, d'admirer, de respirer puis, en quelques bonds, passent ailleurs faire la même chose. Ils ont des échecs, des frayeurs mais restent responsables d'eux mêmes, sans agressivité inutile, sans besoins superfétatoires, heureux de leur sort. " Ma chérie pourquoi est-il délicat de vivre comme eux, pourquoi sommes nous contraints de jouer " aux personnes sérieuses ", pourquoi sommes nous destinés au "comme ça"? ". Cri ou appel de détresse de Bruno devant l'univers banalisé et standardisé qui leur est offert.

Quitter un chemin cahotique mais familier ne se conçoit que par l'acquisition du sens fondamental de l'existence. Avec la perception que la destinée du séjour sur terre n'est pas d'occuper l'espace selon des pulsions et des régles dictées par le hasard, la vision des faits et la nature des ambitions prennent une autre dimension. Il devient possible d'oser, de refuser l'assistance, de combattre le nivellement, simplement de s'ouvrir à la Belle Vie.
Apprendre à se connaître, à se situer dans l'espace et le temps, à reconnaître les pulsions fondamentales qui animent l'homme sont les conditions pour prendre conscience que le monde est beau, qu'il mérite d'être vécu. Simple, cette ambition n'est pas aisée à cerner car le conditionnement humain ne la rend plus spontanée. Analyser les fils qui font notre dedans comme les souffles du dehors qui influent sur ce dedans constitue une démarche délicate mais essentielle. Elle est la pierre angulaire de ce roman qui souhaite, au travers d'une épopée humaine, approcher le sens des actes humains et rechercher les fondements d'un art de vivre.


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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Mer 29 Aoû - 6:52

CHAPITRE II.
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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Jeu 30 Aoû - 7:06

Leur vie se poursuit, commune, toujours peu ordinaire avec ce couple magique et de ce trio parfois diabolique. Chloë, Marie et Bruno ont lancé un vaisseau dans une course vers l'infini, pleins d'enthousiasme et de ferveur. Cependant ils sont parfois démunis devant les soubresauts, les blocages qui perturbent sa trajectoire. Mécanos de l'absolu, disposant d'un matériel inconnu, ils mettent leur énergie à réparer, à adapter l'engin mais sont parfois désorientés par les effets de leur manipulation. Ils traitent souvent les conséquences des anomalies observées en négligeant, sciemment ou non, les causes.
Ce retour au source, aux origines de leurs difficultés, est délicat, obscur, pour le moins peu spontané car il remet en cause les fondements de leur vision passée. Le monde qui s'offre à eux présente des régles nouvelles, des modalités de fonctionnement différentes. En partant du connu, il leur faut - pour avancer dans cet univers - enlever les noeuds de l'apparent puis, à partir des fils libérés, dissocier tous les points constituant le dedans de leur être ainsi que tous les points régissant leur environnement. Tâche immense, rendue plus aléatoire encore par le fait que chaque point exerce une interaction sur les autres. Ce travail - cette démesure ébauchée dés le big bang subi ou offert - demande une attention permanente, une obstination inébranlable et une énorme tolérance pour accéder au merveilleux qui leur est promis. La synthése de leurs aspirations reste objet de débats, enrichis de leur passion, animés de leur différence. Ils conviennent, néanmoins, que cette voie leur est destinée et les méne à la réalisation de leur être.
Ce passage étroit, imprécis, empli des piéges tendus par les certitudes "certaines", leur rend indispensable deux conditions, rester uni et les bras tendus mais, aussi, analyser en permanence la nature du sol et des obstacles. Pour marcher, selon Chloë, il est nécessaire de garder ses racines car elles permettent au présent de ne pas être une feuille au vent. Mais, selon Bruno, sans avenir le présent n'est guére présentable or - lorsque des régles ancestrales l'enferment dans une absence d'évolution - il y a stagnation et, par conséquent, involution. Allier vérité du passé et promesse du devenir, prendre conscience qu'une différence de culture existe entre eux, tirer la substantifique moëlle de ces deux cultures qui font la vie en société, constituent l'essentiel de leur probléme existenciel.

Trois facteurs interviennent dans la construction d'un être, les caractéristiques spécifiques de l'individu, l'éducation et les circonstances de la vie. Selon la façon dont ces trois éléments s'harmonisent, une personnalité se dessine. Celle-ci oriente les modes de réactions devant les découvertes de l'existence et fixe les aspirations inconscientes d'un projet de vie.
Bruno, dans son enfance, s'est construit en confrontant son impulsivité intime à une éducation relativement stricte. Il en est sorti une personnalité assez prompte à la révolte mais respectueuse de l'ordre établi. Ainsi, il a pris en compte les circonstances de la vie par éducation, mais souvent dans l'insoumission. Marie est un personnage différent. Elle a soumis ses caractéristiques personnelles, notamment sa soeur jumelle, a une éducation marquée d'une assistance permanente. Ainsi construite, elle ne doute pas ; il lui est inconcevable que les circonstances de la vie interférent sur cette éducation et provoquent une évolution de sa personnalité. Cette évocation de la nature de deux êtres devient trés sommaire, partielle lorsqu'un quatriéme élément, d'une autre dimension, intervient. Impalpable, invisible, il fait appel à l'âme et porte le nom de Passion. Bouleversant les caractéristiques personnelles, il lance dans une recherche commune du Bonheur deux êtres, même si l'essentiel les oppose. Ce trajet à la recherche d'une harmonie est étonnant, déroutant, destructeur lorsqu'il se heurte à l'incompréhension, à l'incommunicabilité nées de deux mondes n'ayant pris en compte qu'un seul aspect des lois originelles. Ce chemin vers le bonheur est, par contre, plus ouvert s'il s'appuye sur la prise en compte de ces deux éléments fondateurs. La fusion des deux conceptions qui constituent, quelquesoit les habillages utilisés, les deux facteurs fondamentaux de toute vie en société - culture de soumission et culture de liberté - donne accés à la Belle Vie. La premiére sous-tend ordre établi, respect des régles et des conventions. Elle permet aux Hommes de vivre ensemble et répond au " comment " des choses. La seconde ouvre sur l'innovation, l'ambition. Elle permet aux Hommes d'avancer ensemble et répond au " pourquoi " des choses.
Ainsi, l'analyse d'un vécu peut ouvrir sur les modalités d'organisation d'une vie en société et confirmer une nécessaire synthése entre le pourquoi et le comment.

Le capitalisme sauvage et son cortége de laisser pour compte est incompatible avec une vie en société saine mais la notion de lutte de classe, dérivée de la pensée Marxiste, paraît - également - mal adaptée à cette nécessaire synthése ouvrant sur la Belle Vie. Elle établit, en effet, ses lois à partir d'une société déjà en place, déjà en marche et ne retient pas les caractéristiques spécifiques de l'Homme. Elle est, de ce fait, inadaptée à la mise en place d'une vie de groupe harmonieuse. L'ordonnancement des régles à partir de ce concept - nantis contre moins nanti, une partie de la société contre une autre - est malsain car il détourne et fausse les débats. Il interdit la synthése entre les deux cultures inhérentes à la structure des Hommes.
" Comment ", " pourquoi " , culture de soumission, culture de liberté, ces termes - et les valeurs qui les accompagnent - dessinent une autre organisation. Elle fait appel au bon sens, a des régles de nature différente, d'essence différente. Elle trouve ses références au niveau d'autres notions telle que l'éducation au respect dû à chacun, la prise de conscience que les Hommes sont destinés à vivre et à avancer ensemble, le fait qu'être en harmonie avec ses caractéristiques socio-professionnelles n'est pas dévalorisant et même - humainement - équilibrant si chacun conserve les possibilités, avec la volonté, de changer de caractéristiques personnelles.

Cette vision des rapports humains conduit, naturellement, à analyser le contenant de l'épopée de nos héros, à savoir le monde qui les environne. Il est esquissé par les guides de l'époque or ces acteurs politiques, de Droite comme de Gauche - enivrés du principe de lutte des classes et pervertis par un égalitarisme primaire source d'une pensée unique - sont à l'origine d'une mauvaise piéce de théatre, au texte suranné et réducteur. Leur disparition, au profit d'un parti du Pourquoi Vivre et d'un parti du Comment Vivre, conduirait à un monde moins conditionné, moins standardisé, moins prévisible, moins violent, un monde qui s'offrirait à la Belle Vie. Revenu à ses principes originaux, dégagé des rapports de force, la vie en commun serait plus facile à gérer, prendrait en compte les caractéristiques spécifiques à l'espéce humaine et ne s'interdirait plus une synthése, une fusion indispensable à l'harmonie.


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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Jeu 30 Aoû - 13:35

CHAPITRE III.
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corillion jean claude
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MessageSujet: ë   Ven 31 Aoû - 6:43

L'éducation est un élément de base pour offrir à l'Homme les moyens de construire cette harmonie. Elle façonne le comportement de ceux qui la professent, oriente l'attitude de ceux qui la recoivent et dessine, ainsi, une société et ses régles.
Source d'un conflit entre nos héros - Marie enferme dans des certitudes, Bruno met à disposition des matériaux et un mode d'emploi - l'éducation constitue néanmoins, pour Chloë et Bruno, un point d'ancrage. Elle ouvre un dialogue, un espace d'enrichissement par la confrontation de deux cultures ; elle est, aussi, un impératif dicté par le caractére inéluctable de leur Passion. Cet amour a chamboulé le cours programmé du chemin de Justin, ce qui leur impose un devoir de réussite qui passe par le dessin d'un axe de vie. Cette obligation majeure se heurte, malheureusement, aux conditions du dehors, notamment aux fils d'artificiel et d'imperieux que tisse une période décadente. Une notion, devenue unique, d'égalitarisme primaire - antithése de l'égalité de moyens et de devoirs - a conduit, entre autre, au concept d'enfant Roi ; lequel principe est impossible à maîtriser puisque les enfants n'ont pas encore la consistance qui leur permettrait d'avoir des limites. Cette inconsistance, et l'impossibilité de modeler qu'impose le concept du " ça me plaît, j'ai droit, t'es pas moderne ", ont épuisé les Parents qui - culpabilisés et désarmés - ont renoncé à leur rôle et laissent, dorénavant, leurs progénitures errés dans la vie.
Noyés dans le présent, sans repéres pour se construire un avenir, ne respectant plus l'inconvenance d'une éducation mise en place par un état insensé, ceux-ci se sont réfugiés dans un univers de virtuel ; l'univers des échanges sans substrat, l'univers de la communication, l'univers de la facilité apparente.

Mais ce monde est au main d'une médiacratie, assoiffée de bien vivre et dépourvue de conscience. Elle façonne, pour satisfaire ses besoins, un outil qui plonge la jeunesse dans l'infini d'une descente aux enfers. Outil de communication, objet du présent et même de l'instantané, il met toutes les informations sur le même plan, ôtant ainsi toute échelle de valeur. Outil de standardisation et de banalisation, il n'offre aucune perpective s'interdisant du même coup un rôle dans l'éducation, surtout dans la transmission de valeurs imposant un temps de réflexion. Outil de consommation, source de leurre et de paraître, il fournit à profusion des notions centrées sur l'argent, l'envie, le virtuel, le vite acquis, le déshonneur et l'inutilité de l'effort. Outil de diffusion, sa perversion réduit les hommes en temps de cerveau disponible, en robots déshumanisés, assoiffés de besoins induits et dépourvus d'idéaux. Cet outil dangereux a, enfin, un effet hypnotique qui rend difficile une prise de conscience et un aspect permissif qui supprime tous les interdits.
Le monde de la communication pousse, ainsi, à une déstructuration redoutable pour l'avenir. Il se présentait pourtant sous les meilleures hospices en ayant à sa disposition une magnifique invention et les moyens d'ouvrir sur les autres, sur la vie mais il s'est perdu dans le non sens du " comme ça " ...


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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Ven 31 Aoû - 9:52

CHAPITRE IV.


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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Sam 1 Sep - 7:40

Le temps de l'analyse par rapports aux flux du quotidien est, à cet instant du roman, devenu un temps incontournable.
Le principe de précaution, fruit de la pensée des temps présents, a réduit - peut être fait disparaître - la réflexion, sans doute pour permettre une course vers le rien encore plus folle mais il est beaucoup trop réducteur pour accéder à la Belle Vie. Cet art de vivre, que Chloë a fait entrevoir à Bruno, est l'antithése d'un monde irréfléchi et impulsif. Un retour au bon sens permet d'acquérir des têtes ouvertes à la relativisation, à la prise en compte des diversités ; l'observation des autres, du monde grandit l'Homme et apporte des valeurs indispensables au bien vivre en société.
L'isolement, la difficulté à se faire entendre dans la démesure des conceptions actuelles - imposées par un roi Média qui rend idiot et une aristocratie de pouvoir à bout de souffle - rend illusoire, peut être inadaptée, la croisade ouverte par cette chronique. Et pourtant ... le virtuel, qui régne aujourd'hui, paraît source de bien des sur places, de bien des errances, de beaucoup de miséres mais cette situation - qui se rencontre dans tous les faits de la vie, dans toute les circonstances - n'interpelle que les extra-terrestres.

L'involution du monde psychiatrique, secteur symbolique par excellence, est une caricature des méfaits de l'artificiel, du superficiel. Des hommes - Freud, Lacan, d'autres encore - lui avaient donné des lettres de noblesse en même temps qu'une crédibilité. Sous l'effet du principe d'égalitarisme primaire, ce monde s'est vulgarisé sans précaution au point de devenir une marchandise de large consommation, livrée sans recul, sans respect et en toute démesure. Il est devenu dangereux, au moins inefficace où - pour être plus authentique car l'efficacité n'a sans doute jamais été son but - sans aucun sens. Les cellules psychologiques d'urgence, multipliées par les médias, en sont une illustration. Elles sont à la psychiatrie ce que l'oeuf est à la poche du kangourou, elles ont la même vocation mais n'ont aucun point de similitude.
Aussi symbolique, mais plus grave au niveau des conséquences sur le quotidien, est la virtualité du monde politique. Par cynisme d'ambition, du fait aussi d'un septicisme fondamental sur leur possibilités d'action, les politiciens répondent par des promesses aux souhaits et ne cherchent pas de solutions aux problèmes ; au mieux ils s'attaquent aux conséquences observées en négligeant les causes. L'art de gouverner s'est inversé, il était de choisir, il est devenu de ne pas choisir. D'une part le non choix a un coup formidable et une inefficacité exceptionnelle, d'autre part il impose de "faire croire que" ce qui renforce les besoins de communiquer et, par voie de conséquence, conforte la funeste médiacratie. Cet art de la communication - parfaitement résumé par Attali, " faire taire, faire croire et faire oublier " - est un immense outil de démobilisation. Construire du vide avec du vide, en espérant aboutir à du concret et du bonheur, est une conception aussi stupide qu'erronée, d'autant plus dangereuse pour l'équilibre du pays que son unité - depuis la monarchie - repose sur une soumission à l'autorité centrale, elle-même trouvant sa légitimité sur le fait que chacun y trouve son compte.
Lorsque l'état sera en faillite, lorsque l'incapacité d'action - des sphéres qui soumettent - sera criante, frustration, infidelité et révolte seront au rendez-vous, comme en 1789.

Ces constats annoncent un futur agité, un souffle du dehors défavorable au vol de leur engin. Ils renforcent des vents locaux cinglants qui ont fouetté leur navire, perturbé son envol et laissé des points de fragilité sur la coque. Il est peu de dire que leur chemin est difficile ...


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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Sam 1 Sep - 10:34

CHAPITRE V.
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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Dim 2 Sep - 8:29

Un terrorisme local, un terrorisme du journalier, a - en effet - laissé des traces sur la destinée de Bruno et, par la suite, sur les infrastructures du navire qu'il construit en compagnie de Chloë.
A un moment, sans doute persuadé que ses coups avaient touché le coeur de leur monde, ce fanatisme a lancé une offensive qui se destinait à être finale. Des incorruptibles de l'immoralité ont, ainsi, projeté un, puis deux, puis trois missiles dans leur direction. Les deux premiers se sont perdus, l'un dans la banalité d'un référé reposant sur les frasques d'une querelle conjugale étalée sur la voie publique, l'autre dans l'incohérence d'une attitude suicidaire d'appel mais le troisiéme, téléguidé par cet artificier nommé Toto, les a ébranlé. Il avait été baptisé Davina, était armé par la puissance d'une connotation sexuelle et structuré par l'absence de moralité d'un " Monsieur Bien ". Touché, mais pas coulé, leur navire est resté un mois à quai avant de repartir vers sa destinée.
Bruno et son vaisseau ont gardé, de cet épisode, des traces indélébiles, des rayures d'amertume et d'injustice mais également une profonde volonté d'atteindre la Belle Vie. Les viccisitudes, les turpitudes plongent dans une révolte réductrice ; il s'agit, là, de leur méfait le plus pernicieux. Nos héros ont contourné cet obstacle en analysant les raisons d'un sectarisme si intransigeant. Plongé dans un univers obscurci par un avenir monocorde, Toto développe - sans doute - une frustration qui lui fait perdre mesure et respect. Un goût de l'ordre, la nécessité d'un environnement soumis, le sentiment d'une reconnaissance insuffisante mais - sans doute aussi - la présence d'un rayonnement trop faible pour faire mûrir des aspirations, exacerbent ses sentiments et lui font perdre toute nuance dans son ressentie. Ainsi analysé, ce sectarisme conduit plus volontiers à la clémence, au mépris qu'à la guerre.

Le destin a dicté une rencontre, quelquechose a allumé un feu, ces circonstances devraient leur imposer de respecter et magnifier cette Passion en poursuivant leur chemin, malgré les obstacles et en dépit de cette haine farouche.
Beaucoup d'amour, de la patience, une volonté inebranlable et la richesse d'un milieu magique limitent leurs interrogations en renforcant leur capacité à aimer et à partager. Ils scellent la richesse de leur devenir par une promenade dans la propriété et s'engagent sur une voie que la nature leur a ouvert. Il y a quelque temps, une tempête a bousculé des arbres centenaires et marqué ses griffes dans le paysage. Les billes enlevées, vite parce que c'est " comme ça ", il restait des plaies. Pendant quelques années, ils ont hésité, impuissant devant l'importance des dégâts, impatient devant le potentiel qu'ils offraient. Puis, en respectant les dessins ébauchés, en leur donnant place dans le cadre, des petits chemins sont apparus. Ils virevoltent au milieu des buissons, sautent d'une souche à l'autre, évitent les hêtres et les houx. Les rhododendrons, déjà en bouton, indiquent - par le givre de leurs feuilles - la marche à suivre dans le parc peut être, aussi, dans leur existence.
Ce cadre est une condition essentielle à la survie de l'épopée inspirée par leur Passion. Source de lassitude, d'un certain désarroi parfois, elle est - également - un espace somptueux, un lieu d'émerveillement qui prend tout son relief dans la richesse d'un dialogue.


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MessageSujet: Re: TOME I   Dim 2 Sep - 9:02

CHAPITRE VI.
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MessageSujet: Credo de Bruno   Mar 4 Sep - 5:20

Dans l'intime de Bruno, deux axes de vie étaient ébauchés depuis trés longtemps. Sa rencontre avec Chloë leur a donné consistance et reconnaissance, au point de les imposer comme des fondamentaux. Il les chantent, inlassablement, à sa bien aîmée ; ce jour, sous l'ombre d'un hêtre centenaire.

" Etre libre et atteindre le "pourquoi vivre" en faisant appel à l'esprit, mais aussi être responsable et répondre au "comment vivre" en s'appuyant sur l'intelligence sont mes vérités. Tu les a fortifiées et - surtout - fusionnées, transformant ma condition d'être vivant en celle d'Homme ".
La réponse de Marie ne tarde pas, aussi vive que convaincue. " Ta recherche permanente d'un sens, du sens de notre existence ; ton rejet des modalités actuelles de vie sont deux attitudes qui m'exaspérent. Tu répétes continuellement la même chose mais tu n'imagines pas à quel point tu me fatigues. Ton insistance me fait apprécier la perspicacité d'une remarque de Léon Blum mais m'interroge aussi sur son sens profond, " toujours se redire pour ne pas avoir à se dédire ". Je t'en prie soit simple, moins complexe ; la vie est facile lorsqu'elle ne prend en compte que le rationnel. Je ne veux pas concevoir que le " comme ça " transforme les hommes en chapons destinés à l'engraissement et aux plaisirs de quelques uns ". " Je l'espére moi aussi, affirme Chloë, mais je me demande malgré tout si, emasculé de la liberté de reflexion et du goût de l'effort, l'homme - comme les chapons - ne courent pas vers un avenir brûlant. Je ne sais pas, je ne sais plus car Bruno me fait douter de mes certitudes, de mes vérités. Il me reste un fait essentiel, un bonheur, une révélation, j'ai croisé la Passion ". " Cette déclaration m'émerveille et renforce l'intensité de mes découvertes !". Plus Dom Quichotte que jamais, Bruno s'imagine rempart protégant cette Passion ; soldat détournant le cours d'un troupeau assoiffé de brillant et de pacotilles ; gendarme éloignant les "Panurges" irresponsables qui poussent à la mer ...

Le petit gars, las du chant de ces extraterrestres, monte sur sa bicyclette et dévale - tête baissée et jambes tendues - la route qui raméne au chaud. Chloë et Bruno, avec moins d'état d'âme, moins de questions, se tournent vers la maison, plongent dans le matériel, échafaudent des projets, structurent leur besoin de consommer en l'adaptant à leur plaisir et en limitant les pulsions induites.
Dans l'intimité d'une cuisine évoquant un sous marin, un sourire aux lévres, Bruno rejoint Chloë affairée à préparer le dîner. Il est heureux - la découverte de la Passion l'ayant projeté dans le vrai - mais, aussi, aux abois car un conditionnement - qui banalise et remet toujours tout en question - l'interpelle. Cependant, il sent leur Amour tellement puissant, tellement fort, tellement haut qu'il ne l'imagine pas mis à mal par le quotidien. La fusion du pourquoi et du comment, qui éléve vers l'éternité des "Roméo et Juliette", " Paul et Virginie ", peut être aussi "Alfred et Georges", ne peut pas, ne doit pas fournir un magmat informe perdu dans la banalité du commun.


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MessageSujet: Re: TOME I   Mar 4 Sep - 5:34

CHAPITRE VII.
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MessageSujet: Re: TOME I   Mar 4 Sep - 13:53

L'erreur est inhérente à la nature humaine mais est-ce, pour autant, que l'Amour - essence de l'Homme - soit source d'erreur ? Cette question se pose lorsque le vrai et un parler vrai sont à l'ordre du jour.
Son aspect spontané, fougueux, dévorant plaide en faveur d'un potentiel de fausse route ou de méconnaissance ; cependant sa transcendance, ses vérités éternelles, le fait qu'il transpire de la nuit des temps l'imposent comme une vérité universelle qui puise sa source au-delà du visible. Son aspect magique, merveilleux, mystérieux lui donne une énergie suffisante pour vaincre les faits, le concret apparent, maintenir - au fin des fins - le cap et rester dans le vrai.

Cependant, lors de cas extrêmes, la Passion peut croiser le doute et s'en trouver bouleverser. Ainsi, lorsque le présent les a mis en face des vérités de leur passé, Chloë et Bruno ont hésité, se sont confrontés, ont cherché des voies contournées mais, finalement, ont assumé leur destinée et, par la même, l'ont renforcée.
A cette époque, une attitude, un monde, des logiques antinomiques, se sont présentés devant eux. Ils ont protégés le souffle encore fragile, mais qu'ils imaginent éternel, de leur Amour en demandant à des fleurs et un chéque de répondre à un appel téléphonique. Ainsi des pleurs mais aussi l'épanouissement d'une vérité ont accompagné de loin une cérémonie. Décision délicate qui a vu le pourquoi s'imposer avec difficulté au comment, mais décision fondamentale pour libérer l'énergie nécessaire à la propulsion de leur navire.


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corillion jean claude
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MessageSujet: Re: TOME I   Mer 5 Sep - 2:23

CHAPITRE VIII.
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MessageSujet: Re: TOME I   Mer 5 Sep - 2:38

Perdus dans des régles inadaptées à leurs aspirations, fragilisés du dedans par les souffles antagonistes de Chloë et Marie, ballotés du dehors par l'irrespect de Toto, leur vaisseau poursuit cependant - dans l'intensité d'une certitude - leur chemin difficile, guidée par la luminosité d'une étoile située aprés l'au-delà, prés du destin ou des Dieux.

A travers le hublot de leur engin, Bruno et Chloë observent le monde avec un sentiment étrange. L'inconnu les angoisse, l'aventure les stimule, le magique les enthousiasme, ce qu'ils constatent conforte leur démarche. Ils voient une masse sombre dessinant un fleuve compact, dense, s'étalant à pleine vitesse - au hasard des obstacles et des pulsions - dans un espace désolemment plat. Une observation plus attentive de cette masse fuyante montre qu'elle est constituée d'une multitude de points, tous identiques et surmontés d'un "écran plat". Sur celui-ci apparaissent, en permanence, des "Monsieur Bien", bien vêtus, bien repus, bien heureux qui expliquent - avec conviction - que plus de bonne volonté, plus d'abnégation et plus de consommation impulsive permettent à cette multitude de points de courir encore plus vite vers nulle part.
"Te rappelles-tu comment nous vivions au sein de ce monde sourd et aveugle avec son virtuel, ses trompe l'oeil, son artificiel et ses mensonges. Quel bonheur d'avoir croisé ta route ; tu m'as confirmée d'autres valeurs et permis d'imaginer un art de vivre. " Cette aparthée a-t-elle pour but de rassurer Bruno, de donner un repos à sa conscience ? Les yeux pleins de certitudes, le sourire de sérénité de notre héros démontrent, au contraire, qu'il approche le sens de son existence et la vérité de sa vie.
" Pourtant ce pays est beau ; les fruits poussent à profusion, l'herbe aussi, l'eau arrive de partout. Nous disposons de tout pour être heureux " ajoute Marie, qui cependant confesse que la voix de Chloë - emprisonnée dans son intime - répéte sans cesse, " passes au-delà de l'apparent d'une certitude, Marie ; offres ton chemin au destin plus qu'à un conditionnement ; tes repéres manquent de puissance pour éclairer l'immensité de l'univers. Tu vas t'essouffler, te perdre sur cette route monotone et passer à côté de la vie ; nous ne sommes pas sur terre pour remplir - l'espace d'un instant - des lieux mais pour profiter des possibilités qu'ils offrent. Le destin ou les dieux n'ont pas mis en place ce merveilleux pour le limiter aux certitudes d'une culture, quelquesoit ses valeurs ".

Dans le bien être d'une soudaine et tardive sérénité, Chloë - écartant gentiment mais fermement sa soeur jumelle - émet un souhait. " J'aimerais être une Amalthée offrant ma corne aux générations futures et je ne galvauderai plus mon lait des Dieux en courant par monts et par vaux. Un monde de Bonheur nous attend, un monde où le bon sens permettra de transmettre aux générations futures les richesses humaines ".
Ainsi, leur vol continue, le moteur libére son énergie et leur engin suit sa trajectoire vers l'inacessible étoile. Au terme de leur voyage, aprés la découverte des preuves qu'un rêve de l'impossible peut avoir vocation à devenir un possible du quotidien, ils viendront proclamer que le Petit Prince est vivant, qu'il existe - comme dit son Papa - " une vie de l'esprit plus haute que la vie de l'intelligence ". Ils iront plus loin encore dans leur révélation en expliquant que la fusion des deux niveaux de l'univers humain - le Pourquoi vivre et le Comment vivre, l'esprit et l'intelligence - est indispensable pour l'avénement d'une Belle Vie. Un simple croisement au niveau d'une glande pinéale - comme le propose Descartes - n'offre pas la puissance nécessaire pour atteindre ce joli monde. Il réclame un mécanisme beaucoup plus transcendental, encore inconnu, pour produire une authentique fusion. Si les circonstances qui aménent cette convergence intime restent du domaine des hypothéses, le lieu de ce miracle est - par contre - connu depuis fort longtemps. N'est-ce pas Spinoza qui proposait le cerveau comme entité du corps et de l'esprit, comme lieu de réunion du matériel et de l'immatériel ?

Ainsi, ce journal , ouvert par la révélation d'un épanouissement amoureux, construit sur une volonté d'assumer et un besoin de liberté, conduit à des vérités fondamentales et offre les repéres inconscients qui balisent une vie, peut être - simplement - la vie. Il trace un chemin vers la Belle Vie en individualisant, dans l'environnement humain, trois morales, une morale individuelle imposée par le " comment vivre ", une morale d'état qui masque les effets pervers de la logique d'état et une morale de l'absolu née du " pourquoi vivre ". Elles ne sont pas éloignées des trois morales de Bakounine et sont à l'origine de bien des conflits. La recette d'un art de vivre passe, néanmoins, par leur imbrication.






CHAPITRE IV


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MessageSujet: Re: TOME I   Mer 5 Sep - 6:48

Les yeux pleins de certitudes et le sourire de sérénité de notre héros paraîssent démontrer que Bruno approche le sens de son existence en écoutant Chloë. " Passes au-delà de l'apparent d'une vérité Marie ; donnes ton chemin au destin plus qu'à un conditionnement. Tes repéres manquent de puissance pour éclairer l'immensité de l'univers. Tu vas t'essouffler Marie, te perdre sur une route monotone et passer à côté de la vie. Nous ne sommes pas sur terre pour remplir - l'espace d'un instant - des lieux mais pour profiter des possibilités qu'ils offrent. Le destin ou les Dieux n'ont pas mis en place un merveilleux pour que nous le réduisions aux limites d'une culture, fut-elle porteuse de valeurs ".

Un vent de bonheur envahit, à cet instant, Bruno. Les remarques de Chloë paraîssent si riches de Belle Vie que son rêve semble à porter de main. Mais, par un regard à travers le hublot de leur navette, il fait une découverte qui l'intrigue, puis l'inquiéte. Un objet bien identifié vole vers eux ; il a le nez orienté vers l'univers que nos héros tentent de quitter et pointe - avec ses projecteurs - le conservatisme d'une soumission cachée derriere une petite maisonnette.
Un arrimage brutal réveille Marie et la plonge, rayonnante, dans le confort de la prédestination qui s'échappe de l'engin désormais uni au leur. Elle s'empare du bras de sa soeur jumelle et lance " Regardes comme notre monde est beau Chloë ; c'est un nid où tout est conçu pour notre bonheur, c'est un pic plongé dans le présent, c'est un roc qui protége de l'avenir. Il est si grand, cet univers, que nous n'aurons pas assez de la vie pour en faire le tour ; plus tard, nous réciterons notre vieillesse sans même avoir eu la peine d'inventer une jeunesse. Viens Chloë, n'essayes pas de jouer à demain, suis un présent riche des certitudes du passé et des virtualités du moment ". Avec, peut être la sérénité d'un choix, peut être la soumission d'un conditionnement, Chloë monte dans l'appareil et se tourne vers les délices d'un destin programmé ...
Ainsi ce journal, ouvert par la révélation d'un épanouissement amoureux, construit sur une volonté d'assumer et un besoin de liberté, se termine par une remise en question des repéres inconscients qui balisent la Belle Vie. Il souléve deux questions, l'homme est-il condamné à s'écraser sur le mur des vérités apparentes et des préjugés ; la Belle Vie n'est-elle qu'un art de vivre condamné à rester une utopie ?


Ce roman d'Amour et ses deux fins symbolisent l'aléatoire de la vie, témoignent de l'étroitesse de la marge qui sépare magique et tragique. Ils souléveront, chez le lecteur, des questions, peut être des thémes de reflexion sur un art de vivre, certainement la richesse d'un doute.



FIN


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MessageSujet: Re: TOME I   Mer 12 Sep - 4:50

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MessageSujet: Re: TOME I   Ven 5 Oct - 6:02

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MessageSujet: Re: TOME I   Jeu 18 Oct - 6:31

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